Chau Doc

Encore une nouvelle frontière à passer pour nous, cette fois-ci, c’est en bateau (Phnom Penh-Chau Doc) et cela a été très simple. Le bateau nous accoste, nous descendons pour faire tamponner notre sortie de territoire cambodgien et nous donnons nos passeports à un gars dans le bateau. Arrivée au Vietnam après 5 minutes de bateau, nous patientons sur une terrasse avec vue sur le Mekong pendant que le gars s’occupe de faire tamponner nos passeports (on doit faire le visa avant l’arrivée au Vietnam). Pas de corruption, impeccable. On arrive de nuit et ce n’est que le lendemain que nous découvrons la vie de ce nouveau pays. Nous sommes agréablement surpris par la qualité du logement pour le prix.

Le lendemain, nous traversons un marché avec pleins de femmes qui portent des chapeaux pointus. On prend le bus local pour aller le mont Sam où il y a une vue bien verte sur le grenier à riz de l’Asie il n’y a pas foule et on nous propose de jouer au tir à la carabine pour se gagner une consommation. On aime retrouver les transports locaux qui ne coûtent pas chers et pouvoir manger dans la rue à un bon prix. En fin de journée, nous avons fait un tour en bateau pour mieux s’imprégner de la vie locale dans les maisons flottantes.

Phu Quoc

Nous prenons un ticket tout inclus pour nous rendre sur l’île de Phu Quoc, ça permet de payer moins cher puisqu'en général on cherche à nous arnaquer à chaque nouveau transport (beaucoup de négociations au Vietnam). On prend d’abord un mini-van où la vendeuse de ticket n’est pas vraiment aimable, elle dirige à la baguette le bus, toi tu montes, toi tu t’assois là… Un monsieur qui veut donner son colis doit le faire par la fenêtre en trottinant et elle coince la main d’une mamie dans la porte. Le fait qu’un jeune vomisse partout dans le bus l’a un peu calmé, elle a dû aller chercher de l’eau chez le voisin et mettre de la terre pour absorber les odeurs. Trois heures bien drôle pour nous. On a ensuite un taxi-moto qui nous dépose au port, on attend 2 heures avant d’embarquer sur un bateau tout neuf, bien confortable avec bouteilles d’eau et lingettes offertes. On fera la connaissance d’un petit garçon qui promène un scarabée vivant au bout d’une ficelle. On finira par 30 minutes de bus local pour arriver à la ville de Dong Dong.

Nous avons logé en ville car c’était déjà au dessus de notre budget mais en bord de mer c’est autre chose. Ce n’est pas les plages les plus paradisiaques que nous ayons vu mais c’est possible de trouver des endroits où il n’y a personne avec une belle plage et eau claire sans doute ce qui fait le charme de cette ile. Elle est grande et la location de scooter pou faire toutes les routes carrossables possibles est vraiment sympa. On y mange beaucoup de fruits de mer pour des prix vraiment abordables, on a craqué pour des crabes, un poisson au BBQ et une langouste (qu’on n’est pas prêt de pouvoir se payer en France). On a découvert la vie tranquille des pêcheurs dans leur bateau rond coconut , les chiens à crête (sur le dos) et les fermes perlières. Il a de quoi s’occuper !

Il y a vraiment des projets immobiliers énormes en cours sur l’île, un parc d’attractions vient d’ouvrir ses portes, il y a déjà un aéroport international d’ouvert, l’île va rapidement changer comme Koh Rong au Cambodge.

Can Tho

Il y a seulement quatre bateaux par jour pour rallier deux ports différents. Le port où on veut aller est complet le matin, on doit donc prendre l’autre port ce qui nous fera davantage de bus. Un vendeur de ticket tente délibérément de nous arnaquer en nous demandant 600 000 D pour deux (25€). Nous on a vu sur notre guide papier que c’était normalement 240 000 D (moins de 10€). Dans le bénéfice du doute, on se dit que peut être les prix ont augmenté, on veut bien mettre 300 000D. On demande à notre chauffeur de moto de nous aider, il paraissait gentil mais en fait il était dans la combine en nous déposant à l’extérieur de la gare routière en prétextant que l’on était en retard et que le bus allait nous prendre en passant. Après négo, cela commence à baisser, 500 000, 400 000.. On arrivera pas en dessous de 350 000D, il nous dit pas de problème si vous ne voulez pas le prendre, vous attendez le prochain dans 3 heures et je suis le même vendeur ….En plus de ça, ils ont voulu faire asseoir Elodie entassée sur les sacs à l’arrière alors qu’elle avait un siège devant, elle a fait grève… Les gens dans les transports ne sont pas vraiment nos amis au Vietnam alors que le reste de la population est tellement gentil !

Nouvelle galère de la journée, nous sommes deux motos-taxi à nous suivre puisqu’avec nos gros sacs on ne rentre pas sur un seul taxi. Celui d’Elodie tombe en panne, mais Jérémie ne le voit pas, il a fallut cinq bonnes minutes pour redémarrer et il veut la déposer au mauvais endroit, elle n’a pas de téléphone pour appeler Jérémie, elle lui dit de continuer ce n’est pas le bon hôtel, heureusement une dame de l’agence de bus passe par là et nous indique le bon chemin. Jérémie a juste eu le temps de se poser dix mille question sur le pourquoi du retard « accident ?pas au bon endroit ?, … ». Le soir, on se régale au marché de nuit, on cherche un ou une rameuse pour faire un tour dans les marchés flottants le lendemain matin, on trouve notre bonheur avec un départ programmé à 5h00 du matin, c’est à cette heure là que tout se passe. On paye moins cher car on accepte de partager le bateau avec deux autres personnes, mais personne ne viendra !

Aujourd’hui est un jour spécial puisqu’il y a un an, on prenait notre avion pour partir faire notre tour d’Asie. Et on ne regrette pas une seule fois notre décision. Le premier marché est fait de grosse péniche à moteur, les gens ont des perches avec les produits pour montrer ce qu’ils vendent, c’est assez bruyant. Le deuxième est beaucoup plus sympa puisque c’est des petites barques avec moteur et rames et ils coupent les moteurs et se laissent dériver. En plus, on a l’impression que c’est convivial, ils viennent pour papoter entre eux. Si on a une petite soif, on peut prendre un verre à la vendeuse sur l’eau. Le café vietnamien est vraiment très bon même s’il est souvent fort.

Hô Chi Minh-Ville

Le trajet ne devait durer que 2 heures en mini-van mais comme une dame nous disait en français, « le chauffeur, c’est la tortue ». Ce fut une très bonne rencontre, elle adorait parler avec Elodie, elles s’apprenaient des mots mutuellement. Elle adorait son nez comme les autres vietnamiennes du bus… Elle nous a donné des fruits en partant, trop adorable.

On arrive de nuit en centre-ville avec le bus local, il y a trafic de fou, on se faufile comme on peut avec nos gros sacs. Le quartier backpacker nous fait bon effet, des petites ruelles super mignonnes où les voitures ne passent pas avec plein de bouffe par cher. Pas de chance pour nous, le premier logement que nous prenons est envahit de puce de lit, nous le voyons un peu tard et nous faisons un changement de logement à 22h00 du soir, hors de question de recommencer à avoir ces sales bêtes dans notre lit.

Le lendemain, nous faisons un parcours en vile où nous découvrons l’architecture et les différents bâtiments. Nous allons aussi au musée de la guerre qui était vraiment touristique qui nous fait découvrir en photo la guerre qui a opposée les américains et les vietnamiens et notamment les effets dévastateurs de l’agent orange qui permettait de détruire avec un gaz très toxique toutes les forêts pour que les gens ne s’y cachent pas. L’eau était contaminée, la nourriture, les enfants naissaient difformes… Les américains n’ont jamais reconnus leur erreur.

Vung Tau

Nouvelle étape à la mer pour nous, à seulement deux heures d’Ho Chi Minh, ces plages sont bondées le week end et désertes la semaine. La plage est très large mais il y a quand même des grosses vagues et beaucoup de vent, ce qui fait le bonheur des kite surfeurs. Il y a des beaux points de vue sur la ville, notamment le christ qui surplombe la mer, on se croyait presque à Rio de Janeiro sauf que celui là est 6 mètres plus haut et on peut même grimper dedans. On s’est fait une virée en scooter dans la région et on est tombé sur des marais salants par hasard.

Un festin pour nous le soir avec charcuterie, pain et vin Dalat, un vin vietnamien, pas le meilleur du monde mais vu qu’on n’est plus habitué à du bon vin on s’habitue. On trouve un salon de massage qui nous fait un massage du corps avec des galets chauds, le premier pays d’Asie qui propose, Elodie a adoré le sien pendant que Jérémie est plus septique et pense même que sa masseuse lui a déplacé quelque chose dans le cou.

Hanoï

On prend un vol entre Ho Chi Minh et Hanoi (sinon c'est 50 heures de bus) car on voulait vraiment privilégier le nord du pays qui semblait nous intéresser davantage avec au programme une boucle en moto pour faire divers villages de montagne et aller à la rencontre des minorités ethniques. Mais voilà le temps en a décidé autrement, on est d’accord c’est l’hiver et le savait qu’il ferait plus froid qu’au sud (où on avait environ 35 degrés). On arrive comme des grands en tongs et il fait un peu près 10 degrés, nos petits corps se demandent ce qui se passe après un an de soleil. Tout le monde a sorti les doudounes et les moufles mais nous on n’a pas grand-chose. On regarde la météo pour préparer le programme des prochains jours, la température va descendre en dessous des 5 degrés, en montagne on est a -5 et il neige. La pluie s’installe pour au moins une semaine (qui se transformera presque en deux semaines avec le soleil qui revient pour notre départ). Il n’y a bien sûr pas de chauffage dans les bâtiments, ils sont mieux équipés en climatisation ! Les écoles ont même été fermées à Hanoi (c’est la loi en dessous de 10 degrés). On a superposé tout ce que nous pouvions en vêtement pour braver le froid.

On a baptisé cette ville north face city car de nombreux magasins vendent à petits prix des doudounes, coupe-vents de cette marque car soit disant ils sont fabriqués ici. On trouve des étiquettes made in china sur presque tous les vêtements et la qualité ne semble pas toujours au RDV.

La circulation est horrible à Hanoi, on a presque l’impression d’être revenu en Inde, pas de passages piétons, pas de feu, on ne peut pas marcher sur les trottoirs alors on slalome sur les routes, beaucoup de touristes ne sont pas rassurés et préfère parfois faire demi-tour. On a assisté à un spectacle de marionnettes sur l’eau, on s’était que ça ferait une soirée sympa même si ce n’est pas super, mais le spectacle est super bien fait et on a adoré. On s’est beaucoup imprégné de l’atmosphère du vieux quartier des 33 corporations, chaque rue est spécialisée dans un domaine : les jouets, les meubles, les coiffeurs, les lunettes de soleil,… Seul problème, les logements sont chers dans ce coin mais c’est le plus pratique pour se déplacer à pied, ils nous disent que l’on a un budget dortoir, après beaucoup de recherche, on a enfin notre chambre privée à 10$. On a passé plusieurs jours sur Hanoi en attendant notre départ vu que l’on a abandonné la boucle en moto.

Le nouvel an au Vietnam est en même temps que le nouvel an chinois, le 8 février, cette année c’est l’année du singe. Les gens nettoient leurs maisons, ils transportent beaucoup d’arbre pour décorer la maison (un espèce de clémentinier). Les prix des transports augmentent vertigineusement car beaucoup de gens se déplacent pour retrouver leurs familles, les hôtels sont pleins, et presque tous les restaurants ferment ou augmentent les prix à l’occasion du Tet, que du bonheur pour les touristes.

Cat Ba Island

On voit qu’il y a un jour avec une météo un peu plus clémente sur l’île de Cat Ba, on décide d’y foncer, c’est un peu notre seule chance. On avait le choix entre la baie d’Halong, en excursion depuis Hanoi dans un gros bus touristique. Le prix à la journée n’est pas excessif car les bateaux sont bien pleins mais le problème c’est que l’on a l’impression d’être sur une autoroute française un 15 août tellement il y a du monde partout. L’île de Cat Ba est sur le côté de la baie d’Halong, plus proche de la baie de Lan Ha. Les paysages sont similaires, les prix sont bas et il n’y pas grand monde, surtout en basse saison. On avait la possibilité de dormir une nuit sur le bateau mais ça ne permettait pas d’aller beaucoup plus loin et dès le lendemain la pluie devait faire son retour.

On a prit une excursion d’une journée sur un bateau avec une vingtaine de personnes, on a grimpé sur un point de vue, visiter une ferme à poissons, on a fait du kayak, on a vu des pêcheurs ramer avec les pieds et beaucoup de pics karstiques. On a trouvé le paysage magnifique et même si on avait pas grand ciel bleu, la météo était plutôt pas mal vu les jours de pluie qui allaient suivre. Tout le monde parle de la baie d’Halong comme une merveille du monde et on doit bien avouer que c’est l’un des endroits les plus beaux que l’on est vu d’Asie. On a tenté une escapade sur l’île en scooter entre les gouttes, on a vu beaucoup de chèvres et Elodie était contente, elle avait un casque où elle pouvait mettre sa queue de cheval derrière. Les plages avaient l’air bien sympa avec un peu plus de soleil.

On s’est fait un bon petit groupe de français pour la journée bateau, d’ailleurs Anne et Christian du Larzac vont nous suivre pendant quelques jours à Tam Coc.

Tam Coc (Baie d'Halong terrestre)

On vous a parlé de baie d’Halong maritime juste avant et bien maintenant on vous emmène à Tam Coc, la baie d’Halong terrestre. On voit les pics depuis des barques naviguant sur des canaux. D’ailleurs quand les rameurs sont fatigués, ils continuent en nageant avec les pieds. On a fait pas mal de vélo car on n’a pas eu de grosse pluie et deux balades en barque dont une où on a accompagné le monsieur nourrir ses cochons. A Tam Coc même, les prix pour les ballades en barque sont exorbitants, 390 000D au lieu de 200 000D aux autres embarcadères. L’astuce s’est d’aller à un petit pont caché des vendeurs de tickets le matin de bonne heure ou en fin d’après-midi, ce sont les habitants qui le font pour le prix de 200 000D. Le premier soir où nous avons essayé, ça n’a pas marché, le vendeur de ticket a vu le manège et il nous surveillait, on a retenté le lendemain matin avec succès !

Les gens étaient vraiment cools, on a souvent été invité à prendre le thé, notamment chez ce petit papy que l’on a pris en photo dans la rue et qui a demandé de le suivre chez lui, dur pour communiquer, surtout qu’il était vieux mais rencontre agréable. On a aussi fait un point de vue plutôt chouette avec un dragon qui surveille, un poil cher pour ce que c’est. On a retardé deux jours de suite notre départ, on se sentait bien là-bas, c’était mieux que d’être à Hanoi et miracle on est parti sous un grand ciel bleu, on y croyait plus.