Cabo da Roca

Ce matin, en partant d’Ericeira, le ciel est bien gris et le vent souffle bien. Je ne pensais pas avoir froid en venant au Portugal, et pourtant! Je continue ma route vers le sud en longeant plus ou moins la côte de près; je passe par le petit village de Azenhas do Mar, littéralement accroché à une falaise, avec une piscine d’eau de mer en contrebas. La vue du haut de ces falaises est exceptionnelle, mais il est préférable de ne pas trop se pencher!

Praia Grande (en français, la grande plage, le nom est justifié), à quelques km, possède une immense plage, très fréquentée par les adeptes de surf et de bodyboard. Au-delà de la plage, les impressionnantes falaises annoncent déjà le Cabo da Roca.

Une petite route rejoint le Cabo da Roca, le point le plus occidental du continent européen. Un phare, une petite boutique de “souvenirs”, des falaises de 140 m de haut attaquées par des vagues mugissantes et l’endroit balayé par des vents très forts (vaut mieux ne rien porter sur la tête!), donnent au Cabo da Roca un air de bout du monde. Le tourisme de masse ne l’a pas encore trop altéré comme j’ai pu le voir au Cabo Carvoeiro près de Peniche. Il y a des sentiers permettant d’explorer la zone, mais la plupart des visiteurs en sont dissuadés par le vent qui souffle souvent très fort. C’est pas plus mal...

Sintra - Palacio de Pena

C’est vrai, je ne suis plus qu’à 30 km de Lisbonne, mais ce n'est pas encore pour maintenant. Je me dirige vers l’est, pour atteindre Sintra. La localité est très étendue et environnée de forets, et les nombreux sites d’intérêt sont assez dispersés. Rien moins que 4 palais, un vieux chateau et un ancien couvent. Je ne verrai pas tout, il faut faire un choix!

Le centre ville de Sintra, je le verrai par après, pour commencer je vais visiter le Palacio de Pena, accessible par une petite route en lacets qui grimpe au coeur de la forêt. La circulation y est d’ailleurs en sens unique, c’est pas con étant donné l’étroitesse du chemin et le trafic de malade qui peut y régner en été. Il y a même un système de bus-navettes qui effectue un circuit en boucle à partir de Sintra, mais les horaires peuvent être irréguliers et les tickets pas donnés. Mais ça va, il y a des voitures, mais pas trop.

Il fait encore froid (je me rappelle l’Andalousie l’année précédente et ses 35 degrés!) et voilà le brouillard qui s’invite! Je passe à proximité du Castelo dos Mouros, bâti par les Maures au 9ème siècle, et laissé à l’abandon après la reconquête du Portugal. Il a été restauré et conserve le charme qu’il avait lorsqu’il était en ruine; ses remparts permettent d’admirer de superbes vues sur les environs de Sintra. Je me gare quelque 500 m avant l’entrée du parc de Pena et j’y vais à pied. Bon plan, car la file des véhicules s’engorge un peu avant l’entrée, et les autocars n’arrangent pas les choses! Le parc est très vaste et il faut encore monter par des sentiers durant 20 minutes pour arriver au palais même.

Wow! Comment décrire ce que je vois? Des murailles jaunes, des tours couleur rouge vif, des dômes d’inspiration mauresque, un pont-levis…Suis-je tombé dans un dessin animé de Disney?? Et la brume donne un aspect encore plus étrange à cet assemblage sans pareil.
Et il n’est pas si ancien que çà: il a été construit au 19ème siècle par décision du roi Ferdinand II, allemand d’origine mais portugais de par son mariage avec la reine Maria II.
Et c’est clair qu’il n’a pas fait dans l’ordinaire, avec ce mélange de styles (gothique, baroque, manuélin…) et ces couleurs chatoyantes, qui contrastent vraiment avec le vert foncé de la forêt autour! A cause du brouillard, le rendu des couleurs n’est pas optimal sur mes clichés, et pour la vue splendide sur le Cabo da Roca et lisbonne...sorry ce sera pour une autre fois.

L’intérieur du Palais vaut largement son extérieur: des azulejos en veux-tu en voilà, une chapelle, un cloître manuélin et une succession de pièces aussi magnifiques les unes que les autres. Le fait que ce soit un des palais les plus visités du Portugal est amplement justifié!

Sintra - Palacio Nacional

En descendant vers Sintra, je passe près du Palais de Monserrate et son parc de 140 ha.
J’arrive en ville, beaucoup de circulation, je vais me garer près de la gare, un peu excentrée mais 1,5 km de marche n’a jamais tué personne. Je sais que Sintra est aussi connue des gourmets pour deux pâtisseries: les queijadas et les travesseiros. Hé bien, comme j’ai un p’tit creux (ben oui, c’est mon droit), on va tester ces deux douceurs! D’abord les queijadas: ce sont des petits gateaux à base de fromage blanc, de sucre, d’oeufs et de cannelle. La recette est très ancienne et secrètement gardée; ça se conserve très bien, pour qui voudrait en ramener. Ensuite, les travesseiros: pour les trouver, l’adresse-référence à Sintra est la Casa Piriquita. Facile à repérer, c’est la file de clients qui déborde sur la rue! Des gateaux allongés en pâte feuilletée, avec des amandes et du sucre, légers et sublimes à savourer! En portugais ça signifie oreiller ou traversin, ce qui explique sa forme allongée.

Pas mal du tout, le centre-ville de Sintra, avec ses ruelles et son église. Mais je vais visiter un autre édifice important de la ville, le Palacio Nacional. En voilà encore un curieux bâtiment, avec ses deux gigantesques cheminées, qui sont en fait celles des cuisines!
Il fut le palais le plus fréquenté par les rois du Portugal entre sa construction au 15ème siècle et jusqu’à la chute de la monarchie en 1910. Les cheminées ne furent ajoutées qu’au 16ème siècle. La visite permet d’accéder à de nombreuses salles somptueuses, en particulier la Sala dos Árabes (Salle arabe) décorée avec des azulejos, la Sala dos Cisnes (Salle des Cygnes) et son magnifique plafond décoré avec des cygnes, et la Sala das Pegas (Salle des Pies), décorée avec 136 pies, chacune tenant une rose dans le bec ou dans une patte. Et évidemment, les cuisines, où on peut voir le sommet de ces monumentales cheminées (peut-être un poil trop grandes pour le barbec’ du weekend au jardin…).

Avant de partir pour l’Alentejo, et comme j’aurai quelques km à faire, je vais manger un p’tit truc pas compliqué (oh ne vous inquiétez pas, les pâtisseries du matin n’étaient pas si lourdes!); dans un petit bar je prends une petite assiette de chorizo grillé avec une bonne cerveja! Je suis remplumé, on peut y aller!

São Brissos

La sortie de Sintra est facile, mais pour se rapprocher de la région d’Evora il faut faire un peu plus de 100 km, je décide de prendre les voies rapides les petites routes demanderaient trop de temps. C’est donc parti pour une morne succession d’autoroutes et de zones commerciales et industrielles mortelles d’ennui; heureusement ça ne durera pas longtemps, au niveau de Vila franca de Xira je retrouve des routes plus paisibles et je traverse même le Tage qui va bientôt finir sa course dans l’océan près de Lisbonne!

Alors, l’Alentejo, c’est la plus grande province du Portugal. Son nom se traduit par “en-dessous du Tage”, “além do tejo”. C’est un océan de plaines, ondoyant de collines où se mêlent prairies, champs de blé et cultures d’oliviers. Parfois les deux à la fois, on sème le blé entre les chênes. C’est le “grenier à blé” du pays et le premier producteur mondial de liège extrait du chêne-liège. Aussi vaste soit-il, cette région très rurale représente à peine 10% de la population du Portugal.

La température augmente au fur et à mesure que je m’enfonce à l’intérieur du pays, on flirte avec les 30 degrés. Quel contraste avec Sintra ce matin! Je suis maintenant en plein dans la campagne de l’Alentejo, avec ses petites routes louvoyant entre prairies, oliviers et champs de blé. Je m’arrête au hasard pour voir à quoi ressemble un petit village dans cette région. São Brissos est un hameau de quelques maisons, une jolie église et une vénérable petite école primaire; est-elle toujours en activité? vu son état intérieur , j’en doute...

Évora

Evora n’est plus très loin, en attendant je profite encore de ces charmants petits chemins de campagne qui traversent quelques petits villages comme Valverde, où je tombe par hasard sur un petit monastère et son aqueduc, et Guadalupe, connu pour son champ de menhirs à proximité.

Voici enfin Evora, protégée par ses épais remparts. J’entre ici dans une des villes médiévales portugaises les plus belles et les mieux préservées. C’est un peu la “capitale” de cette région de l’Alentejo, et on l’appelle “la ville-musée” terme qui n’est pas usurpé comme on va le voir. La ville a connu plusieurs dominations: romaine jusqu’au 5ème siècle, elle a appartenu aux Wisigoths jusqu’au 8ème siècle, aux Maures pendant quatre siècles et enfin aux Portugais à partir de 1165.

Une fois entré par une des portes des fortifications, la ville intra-muros est un dédale de petites rues tortueuses, dont un des points névralgiques est la Praça do Giraldo avec ses élégantes arcades et son église Santo Antão. Plus loin, la cathédrale, bâtie entre les 12ème et 13ème siècles, est la plus grande du Portugal. c’est curieux, ses deux tours sont différentes: l’une a une structure carrée, l’autre a un toit conique garni d’azulejos. Dommage qu’elle ferme si tôt… vous comprenez pourquoi il n’y a pas de photos ni de l’intérieur, ni du cloître!

Il ne faut pas marcher longtemps pour rencontrer ce témoignage de l’époque romaine d’Evora, un de ses symboles: son temple romain, ou “Temple de Diane” car consacré à cette déesse. Il date du 2ème siècle, et il doit son incroyable état de conservation au fait qu’il fut incorporé aux muraille médiévales de la ville au Moyen Age, et ce jusqu’au 19ème siècle, période où il fut restauré. Un cousin ibérique de la Maison Carrée de Nîmes…

A partir d’Evora commence - ou plutôt finit - l’aqueduc de Agua de Prata (Eau d’Argent), long de 18 km, qui alimente encore la ville en eau. quand il entre dans Evora, il y a même des habitations qui ont été construites sous ses dernières arches!

Nossa Senhora de Machede

L’aprem est déjà bien avancé, il est temps de gagner mon étape de cette nuit. Au départ, je pensais passer une nuit “airbnb” à Evora même, mais en étendant mes recherches j’ai choisi plus de tranquillité et un endroit isolé dans la campagne de l’Alentejo, pour m’imprégner du côté rural de la région. Le petit village de Nossa Senhora de Machede est à 10 km d’Evora, perdu au milieu des champs et prairies; une rue principale, des ruelles adjacentes, une séduisante petite église blanche soulignée de bleu et deux ou trois bars fréquentés par les locaux. Moi çà me va, “il en faut peu pour être heureux”, comme disait ce cher Baloo… Je téléphone à Joana, mon hôte Airbnb pour qu’elle passe devant moi en voiture pour m’indiquer la route, car sa maison est vraiment isolée dans la campagne. Un vieux pick-up arrive, coup de klaxon, c’est elle, je la suis. Heureusement: j’aurais jamais trouvé tout seul; après un bon kilomètre de chemins de terre bien cahoteux - attends-moi Joana, roule pas trop vite, ma Clio n’est pas réellement faite pour çà! - , voici le petit paradis au bout d’un étroit chemin. Le plus proche voisin, c’est une petite ferme à 500 m; Joana vit seule, mais un comité d’accueil composé de 3 chiens et 2 chats sympas comme tout me confirme bien que je vais me plaire ici! Trop bien, j’adore les animaux.

Pour manger un morceau au village, au premier abord à pied ça a l’air loin à pied, mais elle m’indique un raccourci connu seulement des gens du coin qui me fait atteindre le village en 15 minutes seulement, en longeant le petit ruisseau et en passant par des sentiers arrivant aux premières rues du village. Un truc pas compliqué, sandwich et bière ce sera très bien et pas cher du tout, avec l’ambiance locale en plus, mais je suis discret, je ne me “déguise” pas en touriste et au moins j’ai appris quelques mots de portugais.
Retour chez Joana, c’est bien le contact est aisé du fait qu’elle est traductrice de profession: je peux bavarder en français, de temps à autre je sors mon mini-bagage de portugais… Je vais faire une dernière balade dans les petits chemins avant la nuit, hé chouette, les chiens m’accompagnent! Le deux plus jeunes courent, font des allers-retours mais restent proches de moi, et la plus vieille, Tifa, un “chien de la Serra de Estrela” (un cousin du berger des Pyrénées de France) règle son pas sur le mien. A 14 ans, évidemment…
Le crépuscule tombe, les grillons commencent à grésiller (je vous promets, c’est vraiment le nom de leur cri!!); c’est un bruit qui me rappelle les vieux westerns, tu sais quand la nuit tombe… Je suis dans un bien-être tu peux pas savoir à quel point...

Monsaraz

Je quitte à regret le petit coin de paradis où j’ai dormi cette nuit, prend mon petit-déj’ au même petit bar qu’hier soir et reprend ma route dans l’Alentejo. Certaines portions des petites routes sont dans un sale état, nids-de-poules et morceaux entiers de revêtement manquants, il faut être prudent et savoir “slalomer” entre ces obstacles imprévus. Je ne croise que des tracteurs et des camionnettes de fermiers. Plus tard, je rejoins une petite nationale plus confortable, toute en ligne droite sur 20 km; les paysages sont étendus et d’un relief généralement plat. Quoique… sur une colline, bien en évidence, apparaît Monsaraz, un village médiéval tout blanc avec sa citadelle, ses fortifications et son église. C’est un plaisir d’errer à travers les ruelles avec leurs maisons blanches serrées les unes contre les autres, ou le chemin de ronde de la citadelle. D’autant plus que le village est interdit aux voitures! En parlant de voitures, j'en ai croisé pas mal avec des plaques espagnoles. L'explication est simple: l'Espagne est à une vingtaine de km d'ici!

D’ici, le panorama embrasse la plaine de l’Alentejo et surtout une partie du grand lac d’Alqueva, qui est un des plus grands lacs artificiels d’Europe. Il est tout jeune puisqu’il a été “rempli” en 2002, façonnant le paysage de manière vraiment surprenante; il s’étend sur 80 km et fut créé afin de lutter contre les problèmes de sécheresse sévissant dans cette région.

Mourão

A quelques km de Monsaraz, un petit arrêt à Mourão, pour voir son chateau. C’est vrai qu’il est moins bien conservé que celui de Monsaraz, mais il a un “truc en plus”: dans son enceinte, la nature a repris ses droits et on déambule au milieu d'herbes folles et d’arbustes, et des escaliers parfois un peu casse-gueule, sans garde-fou, permettent de grimper sur le chemin de ronde et apprécier la vue sur Monsaraz et le lac, beaucoup plus proche de ce côté-là. Le village aussi n’est pas mal, avec ses petites rues, ses petits bars où s’alignent sur des bancs les vieux du village et les vieilles camionnettes garées parfois n’importe comment. A un moment j’hallucine, je croise un vieux fermier, non pas en tracteur..; mais avec une charrette tirée par un âne! Au fil de mon voyage dans cet Alentejo rural, j’ai parfois eu la sensation de remonter 50 ans en arrière.

Plus loin, l’étrange village de Luz déploie ses rues en ligne droite, anormalement larges, qui se croisent à angle droit, avec son église au style inhabituel et sa petite chapelle pas loin du lac. En fait, l’authentique village de Luz a été noyé par la mise en eau du grand lac; le nouveau; construit en amont, a été baptisé “Luz Nova”, mais un sentiment de tristesse mêlé de colère restera à jamais présent dans le coeur des habitants du Luz originel…

http://www.courrierinternational.com/article/2004/... 

Barrage de Alqueva

Ce lac est tellement étendu qu’il faut encore faire au moins 30 km pour arriver au grand barrage; quand je traverse des villages, ce qui me frappe, c’est le nombre de personnes âgées, soit sur des bancs devant les bars, soit se baladant dans les rues, certains même avec canne ou béquille! Ils sont où les plus jeunes? Je ne vois pas d’enfants jouer ni d’ados traîner… Exode rural, peut-être? Quand les vieux ne seront plus là, ces villages vont-ils “mourir”?

J’atteins l’extrémité sud du lac où se trouve le grand barrage d’Alqueva, qui a été mis en service en 2004. Haut de 96 mètres, il retient, sur toute l’étendue du lac, 4.000 millions de m³… ça en fait des baignoires, dis donc! La bête est certes impressionnante, mais c’est dommage qu’il n’ait pas la hauteur de certains barrages suisses (Grande-Dixence, Emosson…) , ça aurait fait encore plus d’effet.

Beja

Le paysage commence un peu à changer: moins de prairies, les cultures comme les céréales ou le maïs se font plus présentes, mais il y a toujours beaucoup d’oliviers.

Beja n’est certes pas la ville la plus touristique de l’Alentejo, elle ne possède pas le charme et la richesse architecturale d’Evora, mais elle est agréable à parcourir à pied à travers des petites rues bordées d’anciennes maisons avec quelquefois des azulejos qui valent le détour. Comme monuments, entre autres, le chateau et son donjon de 40 m, un peu le symbole de la ville. On peut y faire une grimpette pour admirer le panorama. La cathédrale se dresse juste à côté. Dans la vieille ville, la Praça da Republica est allongée et bordée d’arbres, avec ses deux hotels de ville (l’ancien et le nouveau), et l’église de la Misericórdia avec son portail original. A voir encore, l’église de Santa Maria, de style gothique, est l’un des plus anciens édifices religieux de Beja.

Odeceixe

A partir de Beja, je vais rejoindre la côte par des routes un peu plus rapides, car je dois quand-même me taper un bon nombre de kilomètres pour rejoindre ma destination. Hé non, je ne descends pas vers le littoral sud, j’ai choisi de ne pas explorer l’Algarve, qui pourtant est la destination numéro 1 des vacanciers. Ben oui justement, c’est trop touristique et certains coins sont défigurés par ce tourisme de masse. Je vais donc rejoindre la côte ouest du pays et gagner le petit village d'Odeceixe.

Après de longs kilomètres de routes monotones (prairies et grandes parcelles de cultures), le paysage devient un peu plus boisé et au loin se profile le relief montagneux de la Serra de Monchique. Je traverse Aljezur, fait un petit arrêt pour voir le chateau et j’arrive à Odeceixe.
C’est un petit village aux maisons blanches encadrées de bleu ou de jaune, avec des petites rues pavées en pente et des venelles en escaliers, qui grimpent vers l’église et le vieux moulin à vent, qui fonctionne toujours et peut se visiter.

Odeceixe n’est pas réellement un village côtier, en effet la plage se trouve à 3 km. Ce qui est assez pittoresque, c’est que la route suit plus ou moins le cours de cette rivière sinueuse, la Seixe (on prononce “seiche” svp, merçi!) qui se jette direct dans l’océan. Elle est fabuleuse, cette plage d’Odeceixe! Bordée par une haute falaise, la rivière se mêle sans transition à l’océan, au milieu d’une belle plage de sable fin. Joli tableau, encore plus sublimé au moment du coucher de soleil (expérience vécue!). Et cette vue sur l’océan à partir de la route, avec le bruit des vagues en contrebas… Celà s’appelle bien finir la journée!