Parnaíba

Après un rapide transfert à qq km en voiture, un bateau nous attend.
La rivière est large, bordée de « murs » verts, hauts et denses. Nous approchons de la mangrove avec ses racines apparentes et arquées. Il y a plein de petits échassiers sur les parties vaseuses, on sent que ça grouille de vie là-dedans. Il y a des colonies de crabes rouges pas téméraires !
Le capitaine accostera pour nous en « pêcher » un, en s’enfonçant les bras dans la vase. Il est vert et violet avec des pattes poilues.

La rivière s’étend pour devenir encore plus large et nous apercevons de nouveau des dunes. C’est le delta, enfin le bout, là où rivière et océan se rassemblent.
Les dunes sont en fait présentes tout le long de la côte du Nordeste. Nous accostons pour nous balader sur le sable entre eau douce et eau salée. Il y a les restes d’un campement de pêcheurs.

Canarias

Nous nous dirigeons ensuite vers l’île aux oiseaux. C’est une petite île où tous les guaras du delta se rassemblent au soleil couchant. Ce sont des ibis rouge vif et pendant une demi-heure c’est un ballet incessant admirable.
L’endroit est protégé, personne ne doit s’approcher. On reste au loin, moteur coupé. Il arrive des oiseaux de partout et l’île rougit progressivement en même temps que la lumière décline. C’est un spectacle grandiose.
Le chemin du retour se fera en partie de nuit. On ne voit rien, aucune lumière, juste les bruits (et l’espoir que le capitaine connaisse les moindres bancs de sable même dans le noir complet).
Le soir l’artiste fou reste avec nous durant notre dîner. On ne comprend quasiment rien de ce qu’il raconte, à part que c’est lui qui aurait inventé la vodka-orange il y a 30 ans !!!