Huay Xai

Pour passer la frontière entre la Thailande et le Laos, cette fois-ci pas d’avion mais le bus. Bien évidement on ne coupera pas au gang des tuk tuk qui est bien organisé, le bus nous laisse à 5 kms du poste frontière, le tarif est fixe et excessif et pas moyen de négocier, on se résigne donc à le prendre. On nous tamponne notre sortie de territoire thailandais. Il faut maintenant passer un pont pour entrer au Laos, mais voilà c’est interdit d’y aller à pied, on est obligé d’y aller en bus et comme c’est la pause déjeuner de la vendeuse, alors on doit payer 1€ de plus. Il faut savoir également que nous n’avons pas payé de surplus pour nos gros sacs mais par contre si vous avez une valise à roulette, c’est 1€ de plus aussi, tout est bon pour se faire de l’argent. On prend donc ce bus, qui nous dépose côté Laos en quelques minutes. On obtient le visa sans problème. Puis il faut à nouveau prendre un tuk tuk, cher et non négociable pour les quelques kilomètres qui nous séparent de la ville. On vous l’a dit, le gang des tuk tuk est bien organisé et vu que tout le monde a un frère, un ami ou un cousin qui travaille dans ce domaine, tout le monde est d’accord pour les faire travailler.

Ca y est, notre première ville laotienne, qui n’a rien d’épatante, à part que l’on a l’impression de tourner au ralenti vis-à-vis la Thailande et que les supermarchés 7/eleven ont disparu du paysage et on est revenu aux petits magasins plus que basiques. On a aussi l’impression que c’est plus cher qu’en Thailande pour se nourrir. On veut maintenant se rendre à Luang Prabang. On a le choix entre une vingtaine d’heures de bus ou deux jours de descente en bateau sur le Mekong. C’est bien sûr le deuxième choix que l’on prendra car c’est beaucoup moins fatiguant que le premier et au bout dix mois de voyage cela a son importance.

On prend donc un grand bateau où on est entre 200 et 300 personnes, tout le monde doit enlever ses chaussures en montant dans le bateau et les mettre dans un sac plastique. Nous sommes installés sur des sièges de voiture pour les 5h30 de descente, les paysages sont magnifiques, on fait des haltes pour déposer des locaux. Le midi on mange des sandwichs que l’on a acheté le matin. Le soir, on nous dépose à Pakbeng. C’est un peu le foutoir pour récupérer nos sacs car ils sont dans les soutes, le ponton est trop petit pour accueillir les 200 personnes et tout le monde attend son sac. Pendant qu’Elodie se charge de récupérer les deux colis, Jérémie est très malin comme à son habitude, il commence à monter dans le village pour choisir un logement pendant que les gens attendent leurs sacs. Il arrivera même à se faire prendre en stop derrière un scooter pour aller plus vite. Il ne trouve pas forcément un meilleur prix mais surtout une qualité convenable car c’est souvent la qualité qui diffère. Il trouve une autre bonne âme qui le redescend en scooter, trop sympa les laotiens ! Quand il est de retour, Elodie attend toujours les sacs mais on n’est pas pressé, on a la clé de notre chambre.

Le lendemain matin, on reprend la route à 9h30, cette fois-ci nous sommes répartis dans deux plus petits bateaux. Nous avons préféré les paysages de ce 2ème jour. Nous sommes arrivés en milieu d’après-midi à Luang Prabang. A nouveau, le gang des tuks tuks est organisé, avant les bateaux déposaient en centre-ville, maintenant nous sommes lâchés à 13 kms de la ville et le prix de la course en tuk tuk est fixe.

Luang Prabang

C’est une ville agréable où deux rivières coulent. La ville est touristique mais la journée les gens sont partis en excursion et du coup on ne rencontre pas beaucoup de personnes. Nous avons été visité le musée des ethnies minoritaires, observé le style coloniale des maisons et été voir le coucher de soleil sur le mont phousi (la vue est belle mais nous avons été déçu de devoir payer pour être entassés au sommet- prendre un verre sur les bords du Mekong est beaucoup agréable et en plus il y a une consommation pour le même prix).

Nous nous sommes levés à l’aube pour assister au « Tak Bat », l’aumône des moines. Le moine doit vivre uniquement de l’aumône puisqu’il n’a pas le droit de gagner de l’argent ni d’en dépenser. Tous les matins, avant le lever du soleil, les moines font le tour de la ville pour recevoir des offrandes de la part des habitants. Les habitants attendent, agenouillés sur des carpettes avec des paniers de riz et donne à tous les moines qui passent. Ce rituel existe dans tout le pays mais il est plus impressionnant à Luang Prabang car il y a beaucoup de moines dans la ville. Cette procession authentique est maintenant gâchée à cause du tourisme, il y a 10% de locaux et 90% de touristes qui paient pour avoir un emplacement et faire des offrandes. On a voulut respecter une certaine distance et utiliser le zoom pour faire quelques photos mais ces touristes chinois/koréen n’ont aucun respect et gênent le passage des moines où alors ils leurs mettent des énormes flashs dans le visage, il faut le voir pour le croire ! Ils sont bien courageux ces moines à affronter les touristes tous les matins. Heureusement on s’est trouvé un petit endroit sympathique avec des locaux pour y assister.

Nous avons fait une escapade d’une journée en scooter aux chutes d’eau de Kuang Si, 30 kilomètres de la ville. On trouve que toutes les activités sont payantes au Laos mais cette fois-ci, on trouve que c’est justifié. En entrant, il y a un parc avec plusieurs ours dans des hamacs, on apprend des choses sur le braconnage des ours. Ensuite on se retrouve auprès des chutes d’eau, elles sont sur plusieurs niveaux, l’eau est turquoise et donne bien envie de se baigner. C’est frais mais cela fait du bien. Les environs sont propres et il y a plusieurs aires de pique-nique, des endroits où se changer. On commence à avoir vu pas mal de cascades et on doit dire que celle là nous a bien plut. On s’est baigné dans les bassins au milieu de la chute, vue vertigineuse !

Nous avons succombé aux supers bons sandwichs d’une boulangerie française dans la ville, une baguette ne vous fait peut être pas rêvé mais pour nous après 10 mois sans pain ou alors du pain de mie ou du pain mou, avoir du pain croustillant c’était un vrai bonheur (leurs croissants et pains au chocolat étaient aussi très bons). On a aussi testé la fondue laotienne, un seau de charbon, un grill ovale avec du bouillon autour pour faire cuire les légumes. La viande se cuit au milieu en faisant fondre un peu de graisse. Il est possible de prendre un mix de plusieurs viandes, celle de buffle est particulièrement forte. On a arrosé le tout avec une bière lao, une religion ici, on en trouve partout, plus que de l’eau.

Phongsaly

Pour nous rendre dans cette ville, 13 heures de bus nous attendent et on doit dormir dans le bus. Quand on achète nos tickets la vendeuse rigole, le bus est vraiment en retard et elle ne sait pas quand il va venir… Ils appellent régulièrement le chauffeur pour savoir où il en est. Nous serons les uniques touristes avec un couple d’allemand à le prendre. Finalement le bus aura 2 heures de retard ce qui nous arrange bien car grâce à cela nous sommes arrivés en ville vers 7h00 sinon nous serions arrivés à 5h00 où tout est fermé. Nous allons directement à l’office du tourisme pour organiser notre trek dans la région. On attend l’ouverture à 8h00, il nous dit que les départs se font vers 7h00 donc il est trop tard pour aujourd’hui. On regarde les différentes options qui sont proposées, les allemands regardent avec nous, on s’aperçoit que c’est cher donc nous allons partager le guide. Dans la journée, on se met d’accord pour un trek de 3 jours de nuit, plus de 30€ par jour et il faut prendre un bus de 3 heures à nos propres frais pour commencer le trek. C’est bien au dessus de notre budget mais tout le monde dit que c’est une aventure géniale, on se lance… On ira voir le coucher de soleil sur la colline et on tombera sur quelques hommes qui jouaient à la pétanque et qui nous ont offert un verre de bière.

Le lendemain nous marchons jusqu’à la station de bus, il s’apprêtait à partie, juste à temps comme souvent pour nous. Trois heures plus tard, notre guide nous attend, il y a deux autres allemandes avec lui qui veulent faire le même trek, plus on est de fous et moins c’est cher, donc c’est parfait ! On fera encore 1h30 de tuk tuk collectif pour arriver à un village de Mocchi. On prendra notre repas là-bas avant d’attaquer la marche vers 13h00. Les habitants semblent ne pas voir beaucoup de touristes, ils viennent nous voir, nous saluent mais dès que l’on sort l’appareil photo ils s’en vont effrayés ! Nous avons appris que ces villages étaient animistes, ils ont des croyances particulières et du coup les photographes sont assimilés à des voleurs d’âmes.

On fera 4h30 de marche l’après-midi et a un bon rythme car la nuit tombe vite, on fait presque que de la montée, on est fatigué en arrivant. On a dû traverser une rivière pieds nus, certains ont attrapés des sangsues au passage (une pour Jérémie). Les paysages sont vraiment magnifiques, on croise des locaux dans les champs. On arrive dans un village akkhas eupa le soir, il y a beaucoup beaucoup d’enfants dans le village, ils nous courent après. Les femmes sont toutes en costume traditionnel, pour la plupart les seins nus. C’est incroyable de les voir dans ces costumes et c’est une agréable surprise pour nous de voir qu’ils continuent de vivre selon leurs croyances. Bien sûr elles refusent les photos, on a réussi à en avoir quelques unes. Il semblerait que si les jeunes mères couvrent leurs poitrines, elles risqueraient d’attirer le mal sur leurs bébés. Elles pratiqueraient aussi toujours l’absorption de pierres pendant la grossesse et l’abandon des jumeaux dans la forêt. Notre guide parlait bien anglais mais il ne savait pas nous en dire beaucoup plus sur toutes ces pratiques. On a dormi dans la maison du chef du village, où nous avons été enfumés toute la soirée par le feu de bois dans la cuisine mais au moins il ne faisait pas froid dans la maison. Le repas était copieux et la famille vraiment adorable avec nous. Nous avons pu boire le « lao lao » alcool local, c’est une tradition de commencer le repas en trinquant et boire un shooter. C’est très fort, un peu comme de la goutte chez nous (c’est de l’alcool de riz). On a bien rigolé car dès que notre guide nous parlait un peu trop longtemps, le chef du village devait s’ennuyer et il levait son verre et disait « lao lao ». Nous avons même eu le droit à un massage traditionnel, les femmes appuient très fort sur une zone (presque à la limite de stopper la circulation du stop^^) mais cela a fait du bien aux jambes. Il y en avait une qui étaient seins nus lorsqu’elle massait (bien sûr Jérémie était heureux d’avoir cette masseuse) et d’autres avec leurs enfants accrochés dans le dos avec une écharpe, improbable : Dans ce village, il y avait des toilettes dans le jardin et un puits à côté de la maison pour se laver.

On repart le lendemain après un gros petit-déjeuner, on fait 3 heures de marche mais on passe par des chemins qui descendent abruptement, on glisse, il y a des épines et encore des cours à traverser, on en a quand même jusqu’aux genoux. On atteint d’akkha louma, les gens sont aussi timides. Les gens portent des amulettes autour de leurs cours. Les femmes ne sont pas seins nus et ont des costumes différents. Elles travaillent durs le bois et on ne sait pas ce que font les hommes pendant ce temps. L’après-midi, soit on marche deux heures en passant par la petite roue ou une heure mais avec une énorme côte, on prendra l’option route.
On arrive au village où nous passeront la nuit, des akkha louma, comme le midi. Le chef du village est aussi très gentil et aime également le lao lao. On a du temps cette fois-ci pour aller voir des familles dans le village car on est plus en avance que la veille. Le village est plus grand mais il n’y a pas de toilettes, on doit aller se cacher. Elodie s’est faite débusquer par trois gros cochons noires, il a fallut qu’elle change de cachette ! Il n’y avait pas d’accès à l’eau non plus, les femmes allaient la chercher très loin et la ramenait dans des bouteilles plastique. Dans la nuit, nous avons vu des femmes passées, sans doutes pour aller aux toilettes, elles avaient leurs chapeaux sur la tête, visiblement, elles dorment avec pendant la nuit !

Le lendemain, nous quittons le village, on voit des enfants vidés des rats et les faire cuire au BBQ avant d’aller à l’école ! On passe le portique dédié à éloigner les mauvais esprits, si quelqu’un y touche, ils doivent en construire un nouveau. En 2h15, on est de retour à la civilisation. Notre guide nous paye une soupe de noodles en attendant notre bus. En le voyant arrivé, on vérifie mais nos sacs sont biens sur le toit. Il ne reste plus beaucoup de place, on se met à l’arrière où on s’assoit en vrac. On ne sent pas bons, on est fatigués mais on est tellement contents d’avoir fait ce trek.

Muang Ngoy

Après une bonne nuit de repos dans un lit confortable et une douche chaude, on repart le lendemain. On fait à nouveau un trajet en bateau. Au départ, ils voulaient tous nous faire rentrer sur une petite pirogue, 23 personnes, assis parterre ou sur des bancs en bois, nous avions entre 4 et 5 heures de bateau selon la ville d’arrivée. On a fait bloc et ils ont finalement mis en place un deuxième bateau, et pour notre part on est allé dans le deuxième et on a eu des sièges de voiture au lieu de banc et c’était plus que confortable !

On débarque donc dans la petite ville de Muang Ngoi Neua, un monsieur nous accoste en français, il a un petit bungalow sommaire pour pas cher qui fait très bien notre affaire et son français et très bon, il a appris à l’école et ensuite pratiqué avec les touristes. Le village est divisé en deux parties, une pour les habitants, une pour les touristes, un peu spécial mais au moins ils ont leur tranquillité. La vue depuis les logements est magnifique, la rivière en contre bas avec les falaises tout autour. On y était bien, alors on est resté 3 nuits au lieu de 2 prévue. On a fait des ballades dans les villages aux alentours en passant à travers les rizières. C’était aussi l’occasion de parler voyage puisque la plupart des gens qui y étaient voyageaient pour longtemps. Un restaurant dans l’angle proposait des buffets végétariens à volonté, pancake le matin, tortilla de pomme de terre le soir, un vrai régal.

Nous avons ensuite repris le bateau pour une petite heure, cette fois-ci on a pas eu le choix, on s’est entassé et assis sur les bancs en bois. Nous sommes arrivés dans la ville de Nong Khiaw, avec soit disant autant de charme que celle où nous avons passé 3 nuits, on est pas du tout d’accord, presque aucun des hôtels et restaurants ne sont orientés vers la rivière, cela enlève du charme. On laisse nos sacs dans un restaurant indien, où la famille est vraiment adorable et on décide de grimper au point de vue. On a l’idée d’y aller après manger sous un soleil de plomb et ça grimpe bien, près de 1h30 pour atteindre le point de vue magnifique. On redescend après le coucher de soleil pour attendre notre bus de nuit, qui aura 2h30 de retard mais cela nous arrange car l’attente est confortable dans le restaurant indien, sinon nous serions arrivés tôt en ville et la plupart des hôtels sont fermés.

Sam Neua (Grotte de Vieng Xai)

Notre trajet en bus s’est bien passé sauf qu’ils n’arrêtaient pas d’allumer la lumière et qu’ils avaient laissé la musique jusqu’à 4h00 du matin. Vers le milieu de la nuit, on a même pu avoir une banquette chacun. Le matin, lorsque nous nous sommes réveillés, on a eu une superbe vue, nous étions au dessus d’une mer de nuage qui baignait toute la vallée.

Nous avons commencé par trouver un logement, prit le petit déjeuner et louer un deux roues. Ce n’était pas facile, personne ne parle anglais dans la ville et pas de loueur officiel de deux roues. Un gars dans un garage nous en a loué un, il était vraiment dans un sal état, pas d’embrayage. On avait 30 kilomètres à faire pour rejoindre Vieng Xai, arrivé là-bas, les vitesses ne passaient plus, on a passé une heure chez le garagiste pour qu’il répare et dans l’après-midi, le pneu était à plat (en fait il y avait carrément deux trous dans la chambre à air).

Si on est venu dans cette ville, c’est pour le côté historique, c’est l’une des régions du Laos qui a été la plus bombardée par les américains entre 1964 et 1973 (pas si vieux). Cette ville est à 55 kms de la frontière du Vietnam. La ville est très belle, il y a des lacs artificiels entourés de falaises calcaires et des grottes. Beaucoup de grottes. Elles ont servies d’abris aux responsables du parti politique communiste Pathet Lao qui souhaitait l’indépendance du Laos et l’expulsion des français.
Il y a une véritable vie souterraine qui s’est organisé dans les 48 grottes puisque 23 000 personnes y ont vécus pendant 9 ans. C’était donc des villes troglodytes avec tout ce qu’il fallait : hôpital, théâtre, école amphithéâtre,… C’est une des régions qui a été le plus bombardée du Laos.

Chaque grotte, est conçue sur le même modèle avec salle de réunion, cuisine, chambres et salle étanche contre les attaques chimique. Les grottes des militaires étant plus rudimentaires et beaucoup plus humides. On a vraiment trouvé cette visite intéressante, avec un audio guide plus un guide pour allumer les lumières ! C’est une zone qui n’est pas très touristique et pourtant elle vaut le détour.

Phônsavan (plaine des jarres)

Six heures de minibus plus tard, accompagné des vomis des locaux qui ne supportent pas les virages, nous arrivons à Phonsavan. Nos sacs étaient sur le toit, on les récupère, celui d’Elodie est tout mouillé, étrange … On vient renifler, c’est de l’alcool lao lao qui a été renversé dessus, malgré la bâche de protection, il est bien imbibé. Pas un « sorry » de la part du chauffeur, plutôt des sourires en disant que c’est bon le lao lao (une religion on vous dit…). Jérémie fait le tour des GH du coin et tombe sur une un peu particulière où personne ne parlent anglais mais qui lui font des signes plus qu’explicitent, ce n’est pas ici que nous logerons…

Les bombardements émis par les américains ont malheureusement laissés des traces dans la région. Encore aujourd’hui des gens, et surtout des enfants, continuent de mourir à cause de bombes non explosées. La fin du déminage n’est pas prêt d’arriver car le coût est très important et les zones à couvrir vraiment énorme. Les principaux risques sont les feux pour brûler les déchets (cela fait chauffer les bombes), les choqués avec les outils agricoles, les enfants qui jouent avec en les prenant pour une balle et les gens qui cherchent à les désamorcer seuls car ils peuvent récupérer la ferraille. Dans la région, les bombes servent à tout une fois désamorcées, bancs publics, pot de fleurs, BBQ,… Il y a deux associations qui diffusent des films gratuitement tous les soirs.

Nous sommes venus dans cette ville pour découvrir la plaine des jarres, pleins de jarres en pierre sont présentes dans cette région et on ne sait pas vraiment pourquoi. Il existe une soixantaine de sites mais seuls quelques sites sont déminés. Elles sont de tailles différentes, pas d’inscriptions dessus et certaines avait des couvercles.

L’explication la plus probable serait que ces urnes étaient utilisées comme urne funéraire car de nombreux ossements ont été retrouvés dans les environs. Cela pourrait aussi avoir servi de zone de stockage de nourriture et d’eau ou encore pour faire fermenter l’alcool de riz (encore le lao lao !). Les guides aiment bien inventer aussi des petites légendes spéciales touristes : un peuple de géant habitait dans le coin par exemple et s’en servaient comme verre,….

Vang Vieng

C’est à nouveau sept heures de bus pour arriver à Vang Vieng, avec pas mal de trous dans la route. On doit payer un tuk tuk pour nous rendre en ville, il essaye de nous faire le double du prix, puis un pont piéton à payer, un classique. On trouve un bungalow mignon avec une petite vue sur les falaises de la région.

Cette ville a mauvaise réputation, beaucoup de jeunes venaient pour boire et consommer des drogues à outrance. Après de trop nombreux morts, le gouvernement à sévit en 2012 mais il y a toujours quelques dérives. On a voulut s’essayer à la descente de la rivière en tubing, c'est-à-dire les fesses posées sur une grosse chambre à air et on se laisse dérivée grâce au courant, le tout sans alcool bien sûr. Et bien on a aimé, les paysages sont magnifiques autour et ce n’est pas fatiguant comme activité. Par contre ce jour là, il n’y avait beaucoup de soleil alors on a dit oui pour se réchauffer auprès d’un feu de bois à notre arrivée en buvant une beer Lao. Les bars le long de la descente étaient pour la plupart en friche et certains mettaient même des panneaux, pas d’arrêt pour les tubings. Il faut dire qu’il y a eu un accident mortel il y a deux semaines, les autorités sont revenues mettre un peu d’ordre.

On a visité aussi la région, avec ses innombrables grottes à gauche à droite et des pics karstiques à perte de vue. On a dormi dans notre premier bus couchette, depuis le début de notre voyage, important pour le souligner !

Paksé

Après notre nuit en bus couchette, pas si bonne que ça car il y a de nombreux trous sur la route donc ça réveille un peu. Nous avons directement fait nos petits sacs sur place et nous sommes partis pour une nouvelle boucle en scooter pendant 4 jours. Au programme, une orgie de cascade, il y en a partout ainsi que des minorités ethniques, des plantations de café.

C’était évidement très beau par contre la route en elle-même n’a rien de très jolie, assez monotone.

On a fini notre boucle en visitant le site de Champassak, un temple perché en haut d’un vieil escalier encadré par des frangipaniers, atmosphère très sympa

Don Khone (4000 îles)

Ici c’est avant tout la détente qui est au programme ! On a prit une petite pirogue en bois pendant une vingtaine de minutes pour y arriver. Les logements y sont bons marchés et ils ont vu sur le Mekong. Les couchers de soleil y sont très beaux. On doit dire que l’on a été encore plus émerveillé devant la vue du village de Muang ngoi neua et ses falaises karstiques. On a fait le tour de l’île en vélo, c’est plat. En fin de journée, nous avons prit un bateau pour aller voir le coucher de soleil mais surtout les dauphins d’Irrawaddy s’amuser autour du bateau. Ce sont des dauphins rares qui vivent dans l’eau douce, ils sont assez timides et montrent généralement que leurs nageoires.

Une étape donc très agréable pour finir notre séjour au Laos.