Tokyo

Nous passons la nuit dans l’avion super bien équipé avant d’arriver à Narita. Nous devons commencer par trouver le moyen de rejoindre le centre-ville car l’aéroport est très éloigné. Nous sommes fatigués et une multitude d’options s’offrent à nous, c’était soit disant simple de se déplacer, sur le coup on trouve ça plutôt compliqué mais on prendra rapidement le pli. En une heure de train nous sommes arrivés, nous avons côtoyé nos premiers japonais dans le train, silencieux et dormeurs. Nous avons de la chance, la chambre que nous avons réservé est déjà disponible, nous allons pouvoir nous reposer avant de partir visiter. Notre chambre fait seulement 6m², les prix des logements sont exorbitants à Tokyo, même les grands hôtels proposent des petites chambres. On souhaitait essayer un logement atypique de Tokyo comme les capsules hôtel, une sorte de placard qui ne sert qu’à dormir et regarder la TV, les affaires sont placées dans des casiers mais elles sont souvent réservés qu’aux hommes et les capsules doubles coutaient plus chers que notre chambre.

On a fait de nombreuses visites à Tokyo étant donné qu’elles sont pour la plupart gratuites, nos journées étaient bien remplies et nous dormions très bien le soir. Nous nous sommes déplacés uniquement en métro.

Quartier Asakusa : c’est le quartier où nous vivons. Nous avons commencé par grimper en haut de l’office du tourisme pour avoir une vue sur le temple Senso-ji, une flamme (ou crotte au choix) et un immeuble en forme de choppe de bière. Nous allons ensuite découvrir le temple, on se fait d’abord accoster par les chauffeurs de tuk tuk traditionnels, spécial touristes, avant de pouvoir l’atteindre. Il est fréquenté par beaucoup de touristes mais aussi des croyants. Il a des jeunes filles en kimono qui se promènent, là on est vraiment au Japon. On peut tirer les bâtons, il y a une boite en fer que l’on secoue et un seul bâton en sort. Il y a un numéro écrit dessus, on doit chercher le tiroir avec ce numéro (c’est en japonais, on a demandé l’aide des locaux car cela aurait été long de chercher le symbole), dedans il y a un papier (traduit en anglais) qui fait une prédiction sur la fortune. S’il est positif, on peut garder le papier sinon comme Elodie, il faut l’attacher à des portiques pour conjurer le mauvais sort.

Quartier Guinza : nous avons fait principalement du shopping dans ce quartier plus chic, les bâtiments sont beaux et il y a surtout THE Uniqlo, magasin japonais que nous avons aussi en France, qui fait 12 étages quand même, on a dû en faire 10 sur 12… il y aussi le show room de Sony où il est possible de tester tous leurs appareils dernier cris qui viennent de sortir. C’est là-bas aussi que nous avons rencontré notre sympathique statue de Godzilla, qui n’était pas très imposante. On finira par la gare de Tokyo, très jolie la nuit avec ses briques rouges, malheureusement, pleins de palissades devant pour cause de travaux.

Quartier Shibuya : lorsque l’on sort du métro, on tombe d’abord sur cette statue de chien que tout le monde adore. C’est un chien fidèle qui accompagnait son maitre tous les jours et qui a continuer même après la mort de son maitre. Une statue lui a donc été dédiée, le chien a pu assister à l’inauguration mais il est mort 2 ans après. Il y a pleins d’endroits sympa où manger, toujours à des comptoirs. Nous avons été voir le bâtiment 109 où toutes les jeunes tokyoïtes se donnent RDV pour la mode. On a fini par monter au Starbuck pour pouvoir observer le fameux balai du plus grand passage piéton du monde avec 5 voies, souvent utilisé pour des films.

Quartier Akihabara : c’est le quartier électronique et des mangas, quand on y arrive, tout flash de partout, des enseignes avec des néons. On trouve aussi des maids, jeunes filles habillées en soubrette et qui souhaite nous emmener dans leurs bars. On voit des gens déguisés en manga. Nous avons été faire un tour dans le building Saga, il y a des étages mixtes et d’autres réservés aux hommes ou femmes. L’endroit n’est pas glauque mais on voit qu’il y en a qui passe leur vie ici, ils connaissent les jeux par cœur, ils maitrisent les niveaux les plus difficiles. Vive leur vie sociale, après de longues heures au bureau, ils foncent jouer jusqu’à pas d’heure. Nous on a essayé les photomatons rigolos, on doit prendre des pauses (pas de bol on a réussit à mettre que le mode fille) et après avec des stylets on rajoute des accessoires, ils nous ont grossis les yeux à mort car elles ne veulent pas des yeux bridés mais des yeux écarquillés sur nous ça faisait un effet bizarre, bien sûr ils nous proposaient aussi de nous blanchir la peau.

Quartier Ryogoku : c’est le quartier des sumos, il y a un stade où se déroule les tournois de sumos, en janvier, mai et septembre. Nous qui pensions qu’il y en avait tous les week end un peu comme le football, c’est raté, ça ne se passe pas comme ça. Nous nous sommes rabattus sur un entrainement, l’ambiance en moins. Et encore il faut demander à notre hôtel s’il y en a bien un qui va se dérouler le lendemain et à quel endroit. Notre hôtel nous indique un lieu, il y a déjà quelques touristes quand nous arrivons. Il faut rester dehors (et il ne fait pas chaud malgré le beau temps) et les observer par la fenêtre, il y a des vélos devant sans doute pour que nous ne puissions pas nous coller à la fenêtre. On trouve ça d’ailleurs pas plus mal, comme ça au moins nous pouvons échanger nos remarques sans les gêner. On est impressionné par leur masse corporelle et la concentration que leur demande ce sport. C’est de la lutte mais leur culotte est plutôt rigolote. Quand ils sortent de l’entrainement, ils sortent en culotte et s’habillent de leurs kimonos dehors avant d’enfourcher leurs vélos, très sympa le décalage avec les hommes d’affaires qui vont travailler. On a ensuite visité le musée à l’intérieur du stade, un entrainement devait se dérouler car nous avons croisé deux sumos dans la rue qui s’y rendaient.

Parc Yoyogi : nous voulions simplement prendre un peu l’air en ville, ce parc fut une bonne surprise, premièrement il est gratuit et deuxièmement, il y avait quelques cerisiers en fleurs, normalement la floraison n’est que le mois prochain, très sympa d’en voir surtout quand ce n’était pas prévu et la foule en moins. L’herbe était toute grillée et bien jaune, cela donne une atmosphère particulière avec les gratte-ciels au loin.

La rue Takeshita : rue très animée où certains portent des tenues très originales de cosplay et c’est surtout là bas que l’on peut manger des supers crêpes, elles sont exposées devant, en silicone, le plus dur est le choix tellement il y en a. C’était cher mais on s’est bien régalé.

Quartier Shinjuku : le dernier quartier que nous avons visité, très animé lui aussi avec beaucoup d’enseignes lumineuses. On a poussé jusqu’à Golden Gai, des toutes petites ruelles avec que des bars, ils sont tellement petits qu’en général, on ne peut pas être plus de 5 dedans. Ils sont donc bien souvent réservés aux habitués et quelques uns proposent aux touristes de venir.

Lac Kawaguchi

Ce lac est à seulement 1h45 de Tokyo et la vue sur le mont Fuji y est superbe. Comme ce n’est pas très loin, on se réserve une journée pour y aller. La météo est au beau fixe toute la semaine ça tombe bien. Par contre nos pass ilimités métro sont à utiliser deux jours de suite, cela nous oblige à y aller le jeudi alors que c’est jour férié et que pleins de japonais ont l’idée d’y aller aussi. Les bus sont complets, il faut prendre le train, plus lent car nous prenons le moins cher et qui reste plus cher que le bus.

Nous arrivons donc presque en milieu de journée là bas. On peut faire du vélo, monter en funiculaire à un point de vue, faire du bateau sur le lac ou encore prendre un bus pour faire le tour du lac. On a été à pied jusqu’au point de vue et on s’élève au dessus du lac, c’est magique. On est un peu déçu par le point de vue car on avait le soleil en plein en face de nous donc malgré le beau ciel bien dégagé qui n’est pas toujours au RDV, les photos étaient toutes noires. Nous avons fini par prendre le bus pour aller de l’autre côté du lac où la vue du volcan avec le lac était très belle et pas de soleil à l’horizon. On a quand même réussi à rentrer en bus, beaucoup plus simple.