Barra Grande

Ayant vu le delta nous ne souhaitons pas nous éterniser à Parnaiba. De mon côté j’avais repéré 2 petites pages sur le routard… un village entre Parnaiba et Jericoacoara, très tranquille et pas encore touristique. Marly, la collègue de Romain rencontrée à Sao Luis en avait parlé également. L’idée est donc retenue.

A la base, ça paraissait simple mais trouver le bon bus s’est avéré un jeu de piste incroyable. Nous avons marché d’une rue à l’autre, d’un bloc à l’autre, à partir d’infos souvent fausses. Tout le monde voulait bien nous aider mais pas vraiment avec de bonnes infos… Et les bus sont disséminés un peu partout, pas vraiment de gare routière.
Nous finissons par trouver une sorte de boutique ouverte qui vend les tickets pour le bus qu’on recherche. Il arrivera 10 minutes plus tard.

1H20 plus tard, nous arrivons dans un village ensablé et quasi désert. Beaucoup de pousadas fermées car nous sommes hors saison. On nous parle de la Torre de Chocolate au bout du village. Une jolie piscine à l’entrée, avant la grande bâtisse de réception. Les chambres à 140 Rls, les moins chères sont très sympas avec les SBD ouvertes au ciel. Magnifique jardin, grande terrasse couverte pour lieu de vie très bien aménagée (ping pong, hamacs, canapés, jeux vidéos…).
Petit paradis mais infesté de moustiques ! C’est d’ailleurs le seul endroit où nous aurons une moustiquaire.

Dès les sacs posés, nous partons explorer la plage. Immense, déserte, une baie sur la droite et l’immense plage bordée de qq pousadas, cabanes de robinson sur la gauche. Nous passons les abris de pêcheurs, barques et bateaux pour trouver un endroit où déjeuner. Un petit resto ouvert nous propose un énorme poisson frais, il y a à manger pour 6 mais nous en viendrons à bout.
Quelques longueurs dans la piscine avant d’aller voir le coucher de soleil sur la plage et de découvrir le village.

On repère un petit bar à caïpi pour notre apéro du soir, juste après avoir regardé les jeunes jouer au foot dans le centre du village. Nous dinerons dans un petit resto tout en bois et sable, grand ouvert qui nous a tapé dans l’œil. Les bandoleiros.

La journée suivante est consacrée au repos, piscine, ping pong, balade sur la plage et dans le village. Il y a énormément de vent. Barra Grande est avant tout un spot de planche à voile et kite surf. Impossible de rentrer dans l’eau. Par moment, le sable nous fouette tellement qu’il est difficile de rester à observer les prouesses des véliplanchistes.
Le soir nous irons prendre l’apéro dans le resto réputé du village La Cozinha, tenu par des belges. Nous aurons droit à une cours de caïpi, des verrines succulentes…
Et nous retournerons diner dans le même resto que la veille. Langoustes pour environ 12€. Et surtout nous avons sympathisé avec les français qui tiennent ce resto et qui avec les belges de la Cozinha, nous ont aidés à trouver un moyen de locomotion à peu près abordable pour aller à Jericoacoara depuis Barra Grande car rien n’existe en transport en commun surtout hors saison.
Un vieux monsieur viendra nous chercher vers 12h le lendemain avec son pick-up.